Āé¶¹Éē

DĆ©claration du Conseil d’administration Ć  propos de la statue de James Āé¶¹Éē

Depuis plusieurs annĆ©es, il est reconnu que James Āé¶¹Éē, dont la dotation fonda l'UniversitĆ© Āé¶¹Éē, possĆ©dait des esclaves noires et autochtones, comme des centaines de ses contemporains.

Depuis plusieurs années, il est reconnu que James Āé¶¹Éē, dont la dotation fonda l'Université Āé¶¹Éē, possédait des esclaves noires et autochtones, comme des centaines de ses contemporains. Des voix s’éleĢ€vent aujourd’hui pour demander que sa statue soit retirée du campus.

Des demandes similaires sont en cours dans le sud des États-Unis pour le retrait de statues de figures historiques des Confédérés et de leur drapeau. Dans ce cas, le drapeau et les monuments (érigés surtout au début du 20e sieĢ€cle avec une recrudescence dans les années 1960s durant la déségrégation et le mouvement des droits civiques) sont non seulement une évocation de l'esclavage passé, mais aussi une intimidation de la population de race noire ainsi qu’un rappel viscéral que le racisme persiste. Les symboles des Confédérés sont souvent utilisés par les suprématistes blancs.

La statue de James Āé¶¹Éē est différente. James Āé¶¹Éē est connu principalement comme le fondateur de l'Université Āé¶¹Éē et la statue érigée n'avait pas comme but d'eĢ‚tre une provocation envers les communautés noires et autochtones affectées par la pratique relativement commune de la possession d'esclaves, il y a 200 ans. De plus, la statue de James Āé¶¹Éē dépeint un propriétaire s'avançant en donnant un coup de chapeau pour saluer un visiteur sur sa propriété, plutoĢ‚t qu’un commandant ou un oppresseur politique. Cependant, ces communautés demeurent affectées et l'histoire de James Āé¶¹Éē requiert qu'elle soit compleĢ€tement et ouvertement expliquée. Il y a deux optionsĀ : le retrait de la statue ou l'ajout d'une enseigne preĢ€s de la statue qui décrirait avec exactitude l'histoire de James Āé¶¹Éē.

Toute décision sur le sort de la statue doit eĢ‚tre faite en consultation avec des représentants des communautés noires et autochtones.

Le retrait de la statue enleĢ€verait de l’areĢ€ne publique ce que certaines personnes consideĢ€rent comme un symbole de racisme. Cependant, il pourrait eĢ‚tre argumenté que ce retrait serait une façon de camoufler le passé de James Āé¶¹Éē et les étudiants, la majorité des gens travaillant ou visitant le campus ne seraient pas informés de sa véritable histoire. Laisser la statue en place avec une description de son histoire fournirait une occasion d’éduquer la société non seulement sur le passé mais aussi sur le racisme persistant qui doit eĢ‚tre confronté. L'esclavage existe encore aujourd'hui sous les formes de traites des eĢ‚tres humains, travail en servitude et en service domestique forcé. Une éducation continue sur le racisme est une des meilleures façons de combattre ce fléau aĢ€ long terme. MeĢ‚me si la statue pouvait eĢ‚tre mise dans un musée avec une description plus compleĢ€te de l’histoire de James Āé¶¹Éē et ajoutée au site Internet de Āé¶¹Éē (ce qui devrait eĢ‚tre fait en tout cas), nous pensons que la statue avec une enseigne explicative serait plus efficace en demeurant ouĢ€ elle est présentement sur le campus. C'est l'action que l'ARUM recommande.

Ce qui est clair, c'est que de laisser la statue inchangée est inacceptable puisque cela indiquerait un déni de l'histoire et par extension, un déni du racisme qui continue d’exister dans notre société. Nous devons agir sans délai.

5 aoƻt 2020

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